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les SerpentsLe serpent se distingue dès la création du monde comme le plus intelligent des animaux. Qu'est-ce qui lui a valu sa position d'infériorité permanente ?


Les serpents, comme chacun sait, sont des animaux dépourvus de pattes. Sans celles-ci, bien entendu, ils ne peuvent marcher. Ils ont en revanche la possibilité de ramper, de grimper sur les arbres, de nager, à l'instar des vers de terre et des anguilles (lesquelles, il ne faut pas l'oublier, ne sont pas des serpents).

Il existe environ trois mille sortes de serpents, dont certains sont mortellement venimeux ; mais la plupart ne le sont pas. Il y a un grand nombre de serpents inoffensifs ; quelques-uns d'entre eux sont même utiles parce qu'ils se nourrissent de rats, de souris et d'autres rongeurs destructeurs de récoltes.

Certaines espèces de serpents sont de très grande taille ; d'autres sont tout petits. Les premiers vivent dans les régions tropicales. L'anaconda géant d'Amérique du Sud et le python d'Asie peuvent atteindre dix mètres de long. Par contre, il y a des serpents qui ne dépassent pas une douzaine de centimètres.

On peut trouver les serpents dans toutes les parties du globe sauf dans les régions arctiques. Il n'en existe pas en Alaska ni dans les parties septentrionales de l'Asie et de l'Europe. Fait étrange, on ne les trouve pas en Nouvelle-Zélande, aux Açores, ni en Irlande.

UNE CARACTÉRISTIQUE IMPORTANTE

Les serpents sont des créatures au sang froid; leur température est la température environnante. Exposés à un froid ou une chaleur excessifs, ils meurent rapidement. Dans les régions fraîches, les serpents hibernent, passant l'hiver profondément enfouis dans la terre ou dans des endroits dont la tiédeur leur convient. Dans les régions tropicales, ils recherchent les feuillages denses qui les protègent de la trop grande chaleur.

Le serpent est donc obligé d'avaler sa proie telle quelle. En revanche, son estomac a la capacité de digérer tout l'animal avalé, à l'exception toutefois des plumes et des poils.

L'une des caractéristiques importantes des serpents, et qui en fait une espèce à part, est leur gueule où les mâchoires sont reliées par un ligament élastique. Il en est de même des autres os de la tête : ils ne sont rattachés au crâne que d'une manière lâche. Cela permet au serpent d'ouvrir très largement sa gueule et d'avaler des proies d 'une taille relativement considérable .

Cette particularité est de première importance pour le reptile, étant donné qu'il n'a aucun moyen de déchiqueter sa proie ou de la mastiquer .
Les crochets du serpent sont pointus et recourbés à l'intérieur vers le gosier ; ils permettent aussi de tenir fermement la proie et l'empêchent de glisser au dehors, mais ils ne sont pas aptes à la mastication. Le serpent est donc obligé d'avaler sa proie telle quelle. En revanche, son estomac a la capacité de digérer tout l'animal avalé, à l'exception toutefois des plumes et des poils .

Le serpent peut rester très longtemps, un an et même plus, privé de nourriture. Ce qui ne l'empêche pas de chasser et de se nourrir régulièrement, emmagasinant ainsi des réserves sous forme de graisse.

Les habitudes alimentaires de ce reptile varient d'une espèce à l'autre. Le python de grande taille peut avaler d'assez gros animaux pouvant peser 75 kilos et même plus. Les serpents de taille plus réduite se nourrissent d'animaux plus petits.

Les lézards et même les serpents constituent leurs nourriture favorite. Quelques serpents vivant dans les arbres, tels que le boa, se nourrissent principalement d'oiseaux. Le serpent d'Asie, appelé "mangeurs d'œufs", se nourrit, comme son nom l'indique, d'œufs. II est capable de casser l'œuf, d'en avaler le contenu et de rejeter la coquille. Certains serpents de la même espèce avalent l'œuf entier et digèrent aussi bien le contenant que le contenu.

D'autres peuvent avoir des habitudes alimentaires qui varient selon le milieu où ils vivent. Ainsi, la vulgaire couleuvre peut se contenter des vers de terre d'un jardin ou de poisson si elle vit à proximité d'un vivier, ou encore de grenouilles et de salamandres dans les lieux boisés.

IMPORTANCE DE LA LANGUE

Elle ne sert pas à piquer comme beaucoup semblent le croire. Elle est simplement l'organe du toucher et de l'odorat.

La peau du serpent est sèche, non visqueuse comme celle du ver. Elle est couverte d'écailles qui ne sont autres que des plis. Ces reptiles changent de peau plusieurs fois par an.

Le serpent a les yeux toujours ouverts ; ils sont protégés par une membrane transparente qui tombe et est remplacée par une autre en même temps que la peau. Il est impossible de savoir quand un serpent dort, à supposer qu'il dorme jamais. De plus, cet animal est sourd aux sons que transporte l'air; il n'a point d'oreilles extérieures. Il n'a pas non plus de nez au moyen duquel exercer son odorat.

Comment alors trouve-t-il sa proie ? Ici intervient la langue. Elle est longue, fine, fourchue et constamment dardée au-dehors pendant que le serpent glisse sur le sol.

Mais elle ne sert pas à piquer comme beaucoup semblent le croire. Elle est simplement l'organe du toucher et de l'odorat. Sentant ainsi l'odeur d'une proie; le serpent la suivra jusqu'à son terrier.

Autrement, il lui arrivé de demeurer immobile, lové sur lui-même et masqué par son camouflage naturel jusqu'à ce qu'une souris sans méfiance vienne à passer. Alors le serpent dressera soudain la partie antérieure de son corps et, projetant la gueule ouverte avec la soudaineté de l'éclair, saisira la proie entre ses mâchoires. Dans le même temps, il entourera de ses volutes la bête qui se débat. Les cercles se resserrant avec régularité, le rongeur infortuné finit par mourir étouffé.

" LACHON HARA "

Le premier serpent était, après l'homme, la plus intelligente des créatures ; mais il commit la faute de persuader traîtreusement Eve et Adam de désobéir à D.ieu, introduisant ainsi la mort dans le monde.

Les serpents venimeux n'emploient pas cette méthode de " constriction " pour tuer leurs proies. Ils se fient à leur venin mortel.

Ils ont, en effet, des crochets situés de chaque côté sur le devant de la mâchoire supérieure. Ce sont en fait des dents creuses, semblables aux aiguilles hypodermiques que les médecins emploient pour leurs injections; mais ces crochets sont courbes et non droits. A travers eux, le serpent injecte son venin produit par des glandes situées dans sa tête. Dans la plupart des cas, la proie est paralysée ou tuée en peu de minutes, parfois des secondes.

Nous ne pouvons toutefois vous quitter sans ajouter à notre étude de quoi alimenter notre réflexion, qui est somme toute le but premier de cette rubrique.

La Torah nous dit que le premier serpent était, après l'homme, la plus intelligente des créatures ; il était pourvu de pattes et se déplaçait en marchant dans une position verticale. Mais il commit la faute de persuader traîtreusement Eve et Adam de désobéir à D.ieu, introduisant ainsi la mort dans le monde.

Alors le Créateur maudit le serpent (Na'hache Hakadmoni), le priva de ses pattes et en fit une créature rampante, glissant sur son ventre. De plus, ce dernier fut condamné à ne jamais jouir de sa nourriture, car il n'eut d'autre possibilité que de l'avaler telle quelle et entière, poils et plumes compris ; et, ainsi que nos Sages commentent ces paroles de la Torah : " Et tu mangeras de la terre tous les jours de ta vie ", le seul goût permis au serpent, quels que soient ses aliments, est celui de la terre.

En outre, une haine éternelle devait séparer le serpent de l'homme : ils ne pourraient jamais cohabiter sous le même toit ; l'homme tuerait le serpent sitôt aperçu, et le serpent mordrait l'homme qui passerait à sa portée. Ce reptile est ainsi devenu le symbole de l'homme que sa ruse et sa traîtrise vouent non seulement à la méchanceté la plus extrême, mais aussi à la délectation dans l'effort tendant à induire au péché des personnes innocentes.

Il est intéressant de noter que nos Sages expliquent aussi comment la langue du serpent devint fourchue quand le Créateur condamna le serpent à être privé de pattes, celui-ci demanda à être métamorphosé en poisson. Sur quoi, D.ieu le saisit et lui déchira la langue en deux. (Othioth de Rabbi Akiba, 3).

Le serpent se sert, comme nous l'avons dit, de sa langue pour détecter sa proie, ce qui lui permet de la saisir avant quelle se rende compte du danger qui la menace. Aussi est-il devenu, à juste titre, le symbole de la " mauvaise langue " (Lachon Hara) ; du fait surtout que la mauvaise langue peut être aussi mortelle que le venin de ce reptile.

Le calomniateur est appelé un serpent venimeux ou comparé à celui-ci, et l'auteur de Lachon Hara est placé dans la compagnie des serpents et des scorpions.

Nous trouvons beaucoup d'exemples dans la Torah où le calomniateur est appelé un serpent venimeux ou comparé à celui-ci, et où l'auteur de Lachon Hara est placé dans la compagnie des serpents et des scorpions.

Il arrive qu'une personne très vertueuse laisse échapper par inadvertance des propos malveillants ; que l'acte n'ait pas été prémédité ne l'empêchera pas de recevoir sa juste punition.

On se souviendra de l'histoire de Joseph qui tint à son père des propos malveillants sur ses frères. Ces derniers le jetèrent dans un puits " vide, dépourvu d'eau " (Genèse, 37:24). Nos Sages, cités par Rachi, expliquent que le puits était sans eau, mais non sans serpents venimeux et sans scorpions. Heureusement pour Joseph, ceux-ci ne lui firent aucun mal, ce qui prouve qu'en réalité ses intentions n'étaient pas mauvaises. Il voulait seulement que la conduite de ses frères s'améliore. En dépit de cela, il paya fort cher pour son erreur.

Il est significatif aussi que l'un des premiers signes qu'eut à montrer Moïse fut de jeter son bâton et de le changer en serpent. C'est ce que D.ieu lui enjoignit de faire après que Moïse eut exprimé ses doutes quant à l'attitude des Enfants d'Israël à son égard : le croiraient-ils quand il leur dirait que D.ieu l'envoyait pour les libérer du joug égyptien ? De jeter le doute sur la foi en D.ieu de ses frères n'était pas digne de Moïse. Et ce fut une leçon que l'Eternel lui donna (et nous donna à tous) en lui ordonnant de changer son bâton en serpent.

LE SERPENT DE CUIVRE

Nos Sages expliquent qu'aucun serpent, réel ou non, ne peut tuer ou guérir de sa volonté propre, car tout arrive par la seule Providence Divine.

Dans la Sidrah de 'Houkkath, une histoire au sujet des serpents constitue l'un des points culminants de cette section. Là, nous apprenons que les Enfants d'Israël dans le désert tinrent des propos qui dénigraient la Manne Céleste. Ce dont ils furent punis par une invasion de serpents " de feu " (venimeux) qui tuèrent un grand nombre parmi eux.

Alors D.ieu dit à Moïse de confectionner un serpent de cuivre et de le fixer au sommet d'un mât, de manière que quiconque avait été mordu pût le voir en levant les yeux, et guérir. Ici encore, nos Sages expliquent qu'aucun serpent, réel ou non, ne peut tuer ou guérir de sa volonté propre, car tout arrive par la seule Providence Divine, la Volonté de D.ieu.

Le serpent de cuivre que fit faire Moïse n'avait aucun pouvoir curatif ; mais son but était de faire lever les yeux vers le ciel aux Enfants d'Israël, en signe de repentance et de prière, et c'est ce qui les guérit. En effet, quand, à une époque ultérieure, les juifs commencèrent à croire au pouvoir de guérison de ce serpent de cuivre, le roi 'Hézékiah donna l'ordre de le détruire. L'idée lui en avait acquis les louanges de nos Sages.



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